vendredi 9 février 2018

La mise sur écoute illégale de Donald Trump durant la campagne présidentielle par le FBI semble bien plus grave que ce que les médias français en disent.


  L’enquête sur l’enquête du FBI sur Donald Trump…
L’enquête sur l’enquête du FBI sur Donald Trump…
By: Matt Johnson - CC BY 2.0


La mise sur écoute illégale de Donald Trump durant la campagne présidentielle par le FBI semble bien plus grave que ce que les médias français en disent.

Vous aimez cet article ? Partagez le !




Par Philippe Lacoude, depuis les États-Unis.
UN RÉSUMÉ DES AFFAIRES DU FBI

Tous les libéraux dans le monde devraient être inquiets des abus de pouvoir d’une police devenue politique. Que ces abus soient une attaque de la droite sur la gauche ou bien l’inverse n’a pas d’importance. Le libéralisme n’est ni de droite, ni de gauche. Le libéralisme est centré autour du respect de la justice.

Ceci devrait être vrai dans tous les pays mais nulle part ailleurs plus qu’aux États-Unis parce que leur constitution inscrit noir sur blanc – à travers les quatrième et cinquième amendements – le respect du processus judiciaire en limitant le pouvoir policier par le recours au juge.

Une idée centrale du droit américain est la théorie du fruit of the poisonous tree (le fruit de l’arbre empoisonné), une métaphore légale utilisée aux États-Unis pour décrire qu’une preuve obtenue illégalement ne peut pas conduire à une condamnation. Si la source d’une preuve ou la preuve elle-même est entachée (l’arbre) alors tout ce qui en découle (le fruit) est également entaché et donc nul en droit.
DES RAGOTS SUR TRUMP

Apparemment, de hauts responsables du FBI et du Department of Justice (DOJ) auraient utilisé un document écrit par un ancien agent du MI-6 anglais, Christopher Steele, à partir de ragots russes racontant des histoires salaces sur Donald Trump. Les services secrets russes auraient des photos et des vidéos de Trump compromettantes, le feraient chanter et auraient aidé Trump à se faire élire.

Ces histoires sont peut-être vraies.

Ceci dit, selon ses propres dires publics, sous serment devant la chambre des représentants, James Comey – directeur du FBI jusqu’en mai 2017 – a déclaré qu’aucun des faits de ce dossier n’avait été corroboré.


Ceci n’a pas empêché le FBI d’utiliser ce document de Christopher Steele des mois auparavant pour demander à la cour secrète du Foreign Intelligence Surveillance Court (FISC) de donner son aval pour mettre certains membres de la campagne de Donald Trump sur écoute.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire