vendredi 15 juin 2018

LA FRANCE, UNE DICTATURE EN MARCHE ! Macron a bien nommé son parti !

LA FRANCE, UNE DICTATURE EN MARCHE ! 
Macron a bien nommé son parti !


Une lettre ouverte à Georges Bernanos 

«Le désir de l’ennemi est précisément que nous renoncions à comprendre.» (Bernanos) 

Cher et vénéré Maître Georges,
Slobodan Despot Mardi 12 Juin 2018

Georges Bernanos
Vous étiez au Brésil quand votre pays, la France, a été occupé par les nazis. C’est de là-bas que vous avez pris votre part à la Résistance, par l’arme privilégiée de l’homme de lettres, sa plume — qui chez vous, comme chez toutes les grandes âmes, écrit non avec de l’encre, mais avec votre propre sang. Vous avez dénoncé la lâcheté, la décrépitude et les compromissions des castes gouvernantes de votre pays, ne vous résignant pas à voir la patrie des libertés devenir une sociologie de servitudes. Vous avez vomi «les entremetteurs et les casuistes, les intellectuels pourris, les vieillards macérés dans l’impuissance et la rancune comme un cadavre dans les aromates». 


A qui m’adresser aujourd’hui, sinon à vous qui avez pris le chemin de l’exil après Munich, cette trahison des élites françaises «économiquement et moralement asservies à un système et à un monde hostile»? A vous qui avez entretenu jusqu’au bout l’espérance en une France irréconciliable de par sa nature avec la civilisation androïde qui s’annonçait, en une France contre les robots? 

Cher et vénéré Maître Georges, vous qui avez noyé de lumière mystique mes grandes lectures d’été avec votre curé Donissan, votre Mouchette, vous qui avez osé regarder en face le crépuscule de la spiritualité française avec Monsieur Ouine, vous qui êtes un modèle de courage et de droiture parmi les rampants — revenez! 

Qui suis-je pour invoquer votre immense stature? Je vous écris de Suisse, je ne suis pas en guerre. Je n’ai même pas la nationalité française, à moins que mes romans puissent me servir de passeport. Mais comme vous l’avez vous-même noté dans vos chroniques brésiliennes, la France est l’autre patrie de tout honnête homme… La mienne aussi, par conséquent, si j’ose revendiquer ce titre. 

Dans ces mêmes lettres d’exil, vous avez décrit le désespoir, le chagrin et même la honte des Brésiliens — des simples Brésiliens de la rue — à l’annonce de la défaite de Quarante. Pour eux aussi, la France était une seconde patrie. Eux aussi, de l’autre côté de l’Océan, voyaient parfaitement à quel hideux ennemi la France avait affaire. Ils le voyaient même mieux que les élites françaises, obnubilées de stratégies et d’accommodements. 

La France a répandu sur la planète entière le virus de la liberté. Elle n’est pas une partie de la civilisation de l’esprit individuel, elle est cette civilisation dont les autres nations ne sont que des sous-traitants ou des bénéficiaires. Elle l’a été, du moins, et elle ne le sait que trop. Elle en savoure à tout instant le prestige, mais s’empresse d’oublier la responsabilité que cela implique. En 1940, l’armée française ne défendait pas que ses frontières, mais encore la liberté et la dignité des Brésiliens. En 2018, elle protège des poches d’islamistes en Syrie. Mais ce n’est pas le plus grave. 

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