ATTENTATS DU BATACLAN.
L'ÉTAT DOIT RÉPONDRE DE CECI. C'EST TRÈS GRAVE !
LES MILITAIRES ONT REÇU L’ORDRE DE NE PAS INTERVENIR,
LES VICTIMES PORTENT PLAINTE. PAS DE NOUVELLES !
Les fleurs et les beaux discours ne suffisent pas. Les français seraient-ils devenus des lâches. Où sont les résistants? Pour moi, cette affaire ne passe pas. Nous devrions toujours nous mettre à la place des autres. Dans ce cas, dans la peau des parents des victimes qui savent que leur enfant a subi des tortures avant de mourir et tout ceci par la faute de ceux qui sont à la tête de l'état.
Les victimes et familles de victimes s’interrogent: 8 soldats de l’opération Sentinelle, munis d’armes de guerre et présents devant le Bataclan le soir du 13 novembre, ne sont pas intervenus et ont refusé de prêter leurs armes aux policiers. Une plainte a été déposée pour «non-assistance à personne en péril » en l’absence d’intervention des militaires lors des attentats perpétrés au Bataclan.
Deux ans et demi après les faits, les responsabilités et la vérité entourant les attentats du 13 novembre n’ont pas encore fini d’être élucidées. C’est ce qu’estiment 17 victimes et familles de victimes regroupées en collectif qui a déposé plainte contre X pour «non-assistance à personne en péril», révèle ce vendredi Le Parisien, reprenant l’argumentaire des trois avocats, Jean Sannier, Océane Bimbeau et Samia Maktouf. En cause, un ordre, donné alors que des centaines de victimes sont retenues par les terroristes à l’intérieur de la salle de concert parisienne, obligeant les militaires à ne pas intervenir et à attendre.
« On leur a interdit une intervention physique, c'est-à-dire de rentrer [dans le Bataclan], mais aussi le prêt de matériel médical de premiers secours à des policiers », ajoute Samia Maktouf, estimant qu'« on n'aurait peut-être pas empêché la mort de 90 personnes mais au moins évité des hémorragies qui ont donné la mort ». Les avocats pointent la responsabilité du gouverneur militaire de Paris, le général Bruno Le Ray, qui lors de son audition avait déclaré qu'il « est impensable de mettre des soldats en danger dans l'espoir hypothétique de sauver d'autres personnes ».
« Sa réponse a été aussi froide et violente qu'inacceptable », déplorent les avocats dans leur communiqué. « C'est inaudible, et moralement criminel », a ajouté Océane Bimbeau: « On sait que ce sont dans les dix premières minutes qu'il y a eu le plus grand nombre de victimes ».
Le soir du 13 novembre 2015, alors que trois jihadistes prennent en otage les spectateurs au Bataclan, huit militaires du 1er régiment de chasseurs de Thierville (Meuse) de l'opération Sentinelle s'étaient retrouvés parmi les premières forces de sécurité sur place, armés de Famas. Ils n’ont pas pu intervenir et soutenir les hommes de la brigade anticriminalité (BAC) du Val-de-Marne. Lorsque ces policiers, ainsi qu’un commissaire de police accompagné de son chauffeur, sont entrés dans la salle et ont constaté l’armement lourd des terroristes et l’ampleur du drame, ils ont demandé aux militaires, n’intervenant pas, de leur prêter leurs armes de guerre. Ce que les militaires ont refusé, conformément à leur règlement. Les policiers, sous-équipés, ont alors essuyé le feu des armes de tir automatiques des terroristes.

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