vendredi 25 septembre 2020

Ruth Bader Ginsburg et la Cour Suprême



Ruth Bader Ginsburg et la Cour Suprême


25/09/2020


Depuis quelques jours, on voit émerger dans les médias US un nouveau narratif médiatique, centré autour d’une personne récemment décédée: Ruth Bader Ginsburg (RBG pour les intimes).
Qui est Ruth Bader Ginsburg?

D’après Wikipédia, voilà qui était RBG:

« Ruth Bader Ginsburg (15 mars 1933 – 18 septembre 2020) était une juriste américaine qui a été juge associée à la Cour suprême des États-Unis de 1993 jusqu’à sa mort en 2020. Elle a été nommée par le président Bill Clinton et était généralement considérée comme un juge modéré qui faisait consensus au moment de sa nomination. […] Ginsburg a été la deuxième femme à siéger à la Cour suprême des États-Unis[…] . »

Donc il y a un juge de la Cour Suprême qui décède à 87 ans passés. Pourquoi cette information est-elle au centre du cirque politico-médiatique US?
Pourquoi c’est important?

Et bien c est très simple, et la raison en est toujours la même: Les élections présidentielles US qui se dérouleront début Novembre.

En effet, si vous suivez les DéQodeurs, il ne vous aura pas échappé que cette élection constitue le point focal qui déterminera le visage des États-Unis, et par la même, celui de l’occident et du monde entier dans les décennies à venir. Certains voient en Trump un sauveur, d’autres un monstre qui va précipiter le monde dans le chaos, toujours est-il que les opinions sont extrêmement polarisées sur cette question.

Qui plus est, cette élection s’inscrit dans un contexte COVID/BLM de peur et d’insécurité. Une partie de la classe politique pousse très fort pour que le vote par la poste soit fait de façon massive aux US, ce que l’autre partie de la classe politique pointe du doigt comme une source de tumulte électoral dans le meilleur des cas (bulletins perdus, comptes plusieurs fois, etc.) voire même de fraude massive, le tout saupoudrée des déclarations épicées sur la question, notamment côté démocrate.

Il faut donc s’attendre à ce que la période post-électorale, à partir du 4 novembre prochain, soit un sacré bordel.

Les uns et les autres vont clamer avoir remporté la victoire, sur un fond de réseaux sociaux qui ont pris des mesures drastiques pour l’occasion.

Les plus jeunes d’entre vous ne se rappelleront peut-être pas qu’une situation (un peu) similaire s’est déjà produite dans un passé proche, en 2000 plus précisément, lors de l’élection présidentielle qui opposait George W. Bush à Al Gore.

Après des semaines de polémique, c’est finalement la Cour Suprême qui a tranché et a déclaré George W. Bush gagnant de l’élection. Tout le monde s’est rangé à cet avis, qui constitue donc une jurisprudence sur la question:

Si le processus électoral ne parvient pas à déterminer clairement qui a gagné l’élection, c’est la Cour Suprême qui se prononce.

Or, la Cour Suprême est constituée (depuis 1869) de neuf juges dont le rôle est de trancher sur certaines questions relatives au Droit. C’est le sommet du pouvoir judiciaire aux États-Unis et le tribunal de dernier ressort.

Donc il y a neuf juges. Enfin huit juges depuis le décès récent de RBG. Actuellement, quatre de ces juges sont plutôt du côté démocrate, les quatre autre du côté républicain. Vous commencez à voir le problème qui se pose?

Dans le cas fort probable où aucun résultat clair ne ressort du scrutin lors de la prochaine élection présidentielle, le pays risque de se diriger dans une situation où même la Cour Suprême ne sera pas en mesure de déclarer qui est président (puisque vraisemblablement, parmi les 8 juges restant, 4 vont pencher cote Démocrate et les 4 autres Républicains). Qui plus est, compte tenu des enjeux majeurs de cette décision, on peut être sûr que ces juges vont être soumis à des pressions importantes, et il est peu probable qu’on ait une surprise de ce côté-là (du genre, un juge D qui va pencher du cote R ou vice versa).
Que faut-il en penser?

Et bien on a comme d’habitude, on a deux narratifs:

– Du côté de l’administration Trump, il est question de remplacer RBG très rapidement, afin de ne pas laisser le pays en proie à un possible chaos judiciaire. Il est du ressort du Président de nommer les juges de la Cour Suprême, et ce choix est validé (ou pas), par le Sénat. Il est très important de noter que le Congres n’a pas son mot à dire dans ce processus.

– Du côté démocrate et des Médias Mainstream, on clame qu’il serait parfaitement indécent et ignoble de nommer un remplaçant à RBG avant l’élection. Il semblerait même que sur son lit de mort, les dernières volontés de RBG ont été que son successeur soit appointé par un autre président que Trump…. ce qui peut sembler pour le moins singulier venant de la part d’une juriste de l’envergure de RGB. En effet, si Trump est réélu, ça voudrait dire que la Cour Suprême serait dans une situation de 4 contre 4 pendant le prochain mandat, rendant pratiquement impossible à cette institution d’importance capitale dans le bon fonctionnement du pays d’exercer son mandat. N’est-ce pas une requête pour le moins étrange?

Donc on a toute la team démocrate qui est vent debout pour que la nomination du prochain juge de la Cour Suprême ne se fasse pas cette année, au prétexte que ça constituerait une opération politique inacceptable.

Ou alors qu’il est tout bonnement impossible de nominer et valider un juger de la Cour Suprême dans les quelques semaines qui nous séparent de l’élection.

Et c’est vrai que ces arguments, dans la situation actuelle, sont pour le moins audibles. Mais est-ce qu’une situation similaire s’est déjà produite dans le passé?

Et bien oui, et pas qu’une fois:

« Un total de 61 juges de la Cour Supreme ont été nommés et confirmés à la Cour suprême depuis le début du siècle dernier (1900)

70 % d’entre eux (43 juges) ont été confirmés en *moins de 46 jours* (le temps restant jusqu’à l’élection présidentielle du 3 novembre) »


La question du délai trop court pour appointer et valider le juge ne constitue donc absolument pas un problème.

Concernant la nomination d’un juge en année électorale, le dernier exemple date de 2016 : En Mars 2016, Obama a nominé Merrick Garland suite au décès du juge Antonin Scalia.

Ça ne semblait pas poser problème aux démocrates à l’époque, et ils se sont même copieusement exprimés sur le sujet: Chuck Schummer, Hillary Clinton, Barack Obama, et les autres.


Ils insistaient même sur le fait qu’il s’agissait d’une prérogative présidentielle importante, ce en quoi ils avaient tout à fait raison! Pourtant, aujourd’hui, ces mêmes personnes sont complètement opposées a ceci. Et leurs soutiens de la gauche radicale promet les émeutes, la guerre et de « foutre le feu » si RBG est remplacée. Et c’est bien compréhensible si on y pense deux secondes.
Mais pourquoi font-ils ca ?

En effet, si d’ici le 6 janvier 2021, aucun président n’a été officiellement déclaré, il revient au Congrès de choisir qui sera le prochain président par intérim. Or le Congrès est aux mains…. des démocrates.

Il faut bien considérer cette crise institutionnelle pour ce qu’elle est: le dernier espoir pour les Démocrates et le Deep State de remettre la main sur la Maison Blanche. Et voilà le playbook du Deep State:
Placer la Cour Suprême dans une situation de blocage
Laisser l’élection patauger dans la confusion jusqu’en janvier
Reprendre le pouvoir par intérim à ce moment-là (et le conserver)



Est-ce que cela va fonctionner? Non.

Pourquoi? Parce que Trump et les Patriotes contrôlent le Sénat, et le Sénat a un rôle essentiel dans ce processus, là où le Congres, qui est dans la main du Deep State, n’est pas consulté.

Et on voit ici toute la préparation et l’élégance du plan des Patriotes, qui ont compris depuis le début le rôle crucial du Sénat et l’ont sécurisé, précisément (entre autres) pour la situation à laquelle on assiste.

Trump de son côté, a déclaré vouloir nommer quelqu’un pour remplacer RBG, pas plus tard que cette semaine, comme la Constitution le lui autorise.

On va voir comment cette histoire se déroule, mais est-ce que le Deep State a le pouvoir de s’opposer à cette nomination?

Non. Car les Patriotes contrôlent le Sénat.

La situation actuelle semble chaotique si on n’a pas les bonnes grilles de lectures, mais comme on vous le dit chez les DéQodeurs depuis un moment, les Patriotes ont déjà gagné. Et nous pouvons voir encore une fois ici à quel point les Patriotes ont toujours au moins cinq coups d’avance sur le Deep State.

Gardez la foi, gardez le sourire…. et allez chercher du popcorn!!