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dimanche 11 février 2018

Empêtrée dans le scandale des violences conjugales, la Maison Blanche riposte

Empêtrée dans le scandale des violences conjugales, la Maison Blanche riposte

Empêtrée dans le scandale des violences conjugales, la Maison Blanche riposte
Le président américain Donald Trump dans le Bureau ovale, le 9 février 2018SAUL LOEB
Plusieurs responsables de la Maison Blanche ont défendu dimanche la gestion par l'exécutif des scandales de violences conjugales ayant entraîné la démission de deux collaborateurs cette semaine, au lendemain d'une déclaration de Donald Trump évoquant des vies "détruites" par des accusations infondées.


"Je pense que le président, comme nous tous, a été choqué et perturbé par ces accusations", a déclaré sur ABC Kellyanne Conway, conseillère de M. Trump, au sujet de Rob Porter qui a été contraint de démissionner mercredi de son poste de secrétaire du personnel de la Maison Blanche.
Il est accusé par deux ex-épouses d'agressions physiques et d'abus psychologiques, ce qu'il nie.
"Je n'ai aucune raison de ne pas croire les femmes", a ajouté Mme Conway, cette fois sur CNN. "Ce n'est pas le Rob Porter avec lequel nous avons travaillé à la Maison Blanche mais une fois que vous avez vu les accusations, les preuves, discuté avec (la police fédérale) FBI, c'était très clair et il a démissionné très rapidement".
"Nous laissons le bénéfice du doute aux gens", a-t-elle dit pour justifier le soutien prolongé de l'exécutif à M. Porter, assurant que le secrétaire général de la Maison Blanche John Kelly "n'a eu pleinement connaissance (de l'ampleur des accusations) qu'en même temps que nous tous lorsqu'il a vu les articles".
Même le directeur juridique de l'exécutif Marc Short était de sortie dimanche matin, sur le plateau de NBC, pour promouvoir M. Kelly, sur la sellette. Plusieurs médias affirment qu'il connaissait les détails depuis novembre.
"Le général Kelly a appris l'ampleur de la nature des accusations mardi soir, M. Porter a présenté sa démission mercredi matin", a souligné M. Short, relevant que le quadragénaire "a fait du bon travail (...) mais il ne peut y avoir aucune tolérance pour les violences domestiques, aucune tolérance pour la violence contre les femmes".

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