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dimanche 11 février 2018

La main du FBI derrière le Russia-Gate, par Ray McGovern

Source : Ray McGovern, Consortium News, 11-01-2018
Durant l’ère Watergate, les libéraux ont sonné l’alarme sur la manipulation des politiciens américains par les agences de renseignement, mais aujourd’hui, la haine de Trump aveugle beaucoup d’entre eux sur la réalité du danger qui s’annonce, comme l’explique l’ancien analyste de la CIA Ray McGovern.


Le Russia-gate est devenu le FBI-gate, grâce à la publication officielle des messages imprudents entre l’officier de contre-espionnage du FBI Peter Strzok à la langue bien pendue, et sa loquace petite-amie l’avocate du FBI Lisa Page. (Dix textes caractéristiques venant de leurs échanges sont insérés à la fin de cet article).
Donald Trump et Hillary Clinton durant le troisième débat en 2016, où Clinton a traité Trump de « marionnette de Vladimir Poutine »
Malgré son précédent poste comme chef de la section contre-espionnage du FBI, Strzok pensait naïvement que ses messages SMS depuis les téléphones du FBI, ne pourraient pas être tracés. Strzok devait dormir pendant le « Security 101 ». Ou Il était peut-être trop occupé à envoyer des SMS pendant cette formation. Sa petite amie Page ne peut pas se réjouir de s’être fourvoyée en étant certaine que l’utilisation de téléphones du bureau serait une façon sécurisée de mener leur histoire(s).
Il aurait déjà été assez malheureux pour Strzok et Page de voir leurs textes au ton adolescent tout simplement dévoilés, exposant l’abandon insouciant d’amants maudits qui cachent (pensaient-ils) des secrets aux époux cocufiés, aux collègues du bureau, et à tout le monde. Cependant, pour les comploteurs du « jamais Trump » au FBI, la publication officielle d’une partie seulement (375 sur environ 10 000) des messages, produit considérablement plus de dégâts.
Nous nous trouvons soudain face à des preuves documentées que des éléments clés de la communauté du renseignement avaient essayé de court-circuiter le processus démocratique. Et cela jette un voile nouveau et sombre sur la promotion du Russia-gate qui dure depuis un an. Il apparaît maintenant que ce ne sont pas les Russes qui ont essayé de truquer le résultat des élections américaines, mais des chefs de la communauté de renseignement américaine, des personnages de l’ombre appelés parfois le « Deep State ».
On attend la publication annoncée de plus de messages du dialogue Strzok-Page. Et l’inspecteur général du Ministère de la Justice possède apparemment des messages additionnels venant d’autres personnes de l’équipe que le conseiller spécial Robert Mueller avait choisi pour l’aider à enquêter sur le Russia-gate.
En plus de provoquer le licenciement de Strzok et Page, la révélation des messages a aussi sonné le glas de la carrière du directeur-adjoint du FBI Andrew McCabe, dans le bureau duquel s’est passé une partie du complot et qui a déjà annoncé son projet de prendre sa retraite bientôt.
Mais la principale victime est la campagne de 18 mois menée par le FBI pour saboter le candidat et actuel président Donald Trump en utilisant l’évaluation des renseignements de l’administration Obama sur le Russia-gate, la surveillance électronique à la légalité douteuse et un dossier salace puant, tout en utilisant des techniques tout aussi discutables pour exonérer Hillary Clinton et ses plus proches conseillers des crimes qui consistent notamment à mentir au FBI et à compromettre des secrets.

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