Emmanuel Macron reçoit un criminel de guerre à l’Elysée
Par Jonathan ExoPortail
-mars 16, 2018
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( Note ExoPortail : j’ai coupé au bon passage mais si cela ne marche pas bien la séquence est à 5min )

Hashim Thaci
Accusé de graves exactions contre des prisonniers serbes et roms, Hashim Thaçi est menacé par la création d’un nouveau tribunal international à La Haye, chargé des crimes commis par la guérilla albanaise dans cette ancienne province serbe.
À peine élu, le président du Kosovo risque d’être inculpé. Désigné le 26 février par les parlementaires kosovars, Hashim Thaçi, 47 ans, est directement visé par l’établissement cette année du nouveau tribunal spécial de La Haye (Pays-Bas), chargé des crimes commis par la guérilla albanaise au Kosovo, dont il fut l’un des commandants, sous le nom de guerre «serpent».
En 1998, le Kosovo, province de la Serbie, est le théâtre d’un conflit opposant les forces du gouvernement de Belgrade, et l’Armée de libération du Kosovo (UCK). Ce mouvement séparatiste réclame l’indépendance de la province, majoritairement peuplée d’Albanais. En 1999, l’Otan intervient à la faveur de l’UCK, et chasse les troupes serbes du Kosovo. La province devient gouvernée à la fois par les anciens leaders de la guérilla albanaise et par l’administration de la mission de l’Onu au Kosovo (Minuk).
En 2008, le gouvernement kosovar proclame l’indépendance de la province. Hashim Thaçi devient premier ministre, puis ministre des affaires étrangères du Kosovo. Des forces de l’Otan demeurent cependant au Kosovo pour protéger les villages et monastères serbes des nationalistes albanais.
La Serbie a toujours refusé de reconnaître l’indépendance du Kosovo, qu’elle considère comme son berceau historique. La Russie, la Chine et l’Inde font de même. Au sein de l’Union européenne, l’Espagne, la Slovaquie, la Roumanie et la Grèce, par crainte d’encourager les tensions séparatistes sur leur sol, soutiennent également la Serbie.
Le «rapport Marty» sur les atrocités :
Le président Hashim Thaçi, qui doit prendre ses fonctions en avril, a été mis en cause fin 2010 dans un rapport du Conseil de l’Europe, rédigé par le parlementaire suisse Dick Marty. Ce dernier estime qu’il a dirigé un trafic d’organes prélevés sur quelque 500 Serbes et Roms, faits prisonniers par la guérilla albanaise. Selon les témoignages recueillis par la mission Dick Marty, les captifs étaient conduits en Albanie voisine, exécutés, et leurs organes étaient vendus à des cliniques étrangères. Le rapport évoquait également des exécutions sommaires et des enlèvements touchant les opposants politiques d’Hashim Thaçi.
Accusé de graves exactions contre des prisonniers serbes et roms, Hashim Thaçi est menacé par la création d’un nouveau tribunal international à La Haye, chargé des crimes commis par la guérilla albanaise dans cette ancienne province serbe.
À peine élu, le président du Kosovo risque d’être inculpé. Désigné le 26 février par les parlementaires kosovars, Hashim Thaçi, 47 ans, est directement visé par l’établissement cette année du nouveau tribunal spécial de La Haye (Pays-Bas), chargé des crimes commis par la guérilla albanaise au Kosovo, dont il fut l’un des commandants, sous le nom de guerre «serpent».
En 1998, le Kosovo, province de la Serbie, est le théâtre d’un conflit opposant les forces du gouvernement de Belgrade, et l’Armée de libération du Kosovo (UCK). Ce mouvement séparatiste réclame l’indépendance de la province, majoritairement peuplée d’Albanais. En 1999, l’Otan intervient à la faveur de l’UCK, et chasse les troupes serbes du Kosovo. La province devient gouvernée à la fois par les anciens leaders de la guérilla albanaise et par l’administration de la mission de l’Onu au Kosovo (Minuk).
En 2008, le gouvernement kosovar proclame l’indépendance de la province. Hashim Thaçi devient premier ministre, puis ministre des affaires étrangères du Kosovo. Des forces de l’Otan demeurent cependant au Kosovo pour protéger les villages et monastères serbes des nationalistes albanais.
La Serbie a toujours refusé de reconnaître l’indépendance du Kosovo, qu’elle considère comme son berceau historique. La Russie, la Chine et l’Inde font de même. Au sein de l’Union européenne, l’Espagne, la Slovaquie, la Roumanie et la Grèce, par crainte d’encourager les tensions séparatistes sur leur sol, soutiennent également la Serbie.
Le «rapport Marty» sur les atrocités :
Le président Hashim Thaçi, qui doit prendre ses fonctions en avril, a été mis en cause fin 2010 dans un rapport du Conseil de l’Europe, rédigé par le parlementaire suisse Dick Marty. Ce dernier estime qu’il a dirigé un trafic d’organes prélevés sur quelque 500 Serbes et Roms, faits prisonniers par la guérilla albanaise. Selon les témoignages recueillis par la mission Dick Marty, les captifs étaient conduits en Albanie voisine, exécutés, et leurs organes étaient vendus à des cliniques étrangères. Le rapport évoquait également des exécutions sommaires et des enlèvements touchant les opposants politiques d’Hashim Thaçi.
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