COMPRENDRE LEUR MAI 68, DES PLENEL, MÉLENCHON... LEURS SYNDICATS.
LEUR RÉPONDRE AVEC NOTRE MAI 2018.
INVASION MUSULMANE ET GRÈVES :
Les propagandistes gauchistes ont toujours excellé, avec la complicité des journalistes, dans la manipulation sémantique. Avant, on disait clandestin, puis ce fut sans-papier, migrant, réfugié et maintenant exilé.
Ce ne sont jamais des voyous musulmans qui agressent en meute des innocents, ce sont des « jeunes ».
Ce ne sont jamais des musulmans respectant les concepts du Coran qui tuent des mécréants, ce sont des « déséquilibrés », dont on ne précise jamais la religion.
L’histoire de la fameuse double-peine relève de la même imposture. Auparavant, quand un étranger commettait un délit, on le mettait en prison (de temps en temps) et on le renvoyait dans son pays ensuite. Dans la sémantique gauchiste, cette décision, élémentaire, qui s’applique dans tous les pays normalement gouvernés, est devenue la double peine, et c’est Sarkozy qui y a mis fin.
Dans un article fort intéressant, notre contributeur Etienne Dolet parlait de la féroce lutte des classes des soixante-huitards contre le peuple français.
Celle-ci s’exerce quotidiennement, avec une violence tous les jours plus forte. Il y aura cinquante ans dans un mois, des petits bourgeois radicalisés, enfants de leurs lectures, avaient décidé que la France serait le laboratoire de la prochaine révolution prolétarienne qu’ils appelaient de leurs vœux. Anarchistes, trotskistes, maoïstes, situationnistes tenaient le haut du pavé dans les facultés, où ils imposaient le bordel, avec la complicité d’une majorité d’étudiants branleurs. Ils avaient décidé qu’il devait y avoir une jonction de leur lutte avec celle des ouvriers, qui s’étaient mis en grève à leur tour.
Seul problème, le salariat était fort à l’époque, sous l’influence du PCF et d’organisations syndicales puissantes. Leurs dirigeants n’avaient pas envie de passer sous les fourches caudines de jeunes idéologues, souvent méprisants pour la classe ouvrière. Et, n’en déplaise aux gauchistes, les travailleurs ont préféré de bonnes augmentations de salaire, améliorer leurs conditions de vie, plutôt que de se laisser manipuler par des petits bourgeois révolutionnaires auto-proclamés.
Cela ne leur sera jamais pardonné. Les enfants de 68, individualistes, hédonistes, profiteurs, jouisseurs, se sont parfaitement coulés dans le moule de la société de consommation et dans l’appareil d’Etat, après la victoire de Mitterrand. Le dessinateur Lauzier était d’une lucidité exceptionnelle, quand il croquait l’ancien révolutionnaire qui, dix ans plus tard, était à la tête de sa boîte de publicité, tout en faisant semblant de combattre encore le système.

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