Les Complots de la CIA sont rééls !
La CIA, depuis près de 70 ans, complote réellement pour défendre le Gouvernement de l'Ombre du Nouvel Ordre Mondial !

Hernando CALVO OSPINA
Retour - indirect - sur le récent sondage "Le conspirationnisme dans l’opinion publique française", réalisé par la Fondation Jean-Jaurès (et le site néocon Conspiracy Watch).
Heureusement que tout le monde n’a pas la mémoire courte. - LGS (Le Grand Soir)
Filibert : Alors que les "Méchants Russes" sont accusés d'avoir influencé les élections américaines et anglaises, le "Gentil Oncle Sam" le fait réellement depuis près de 70 ans avec la CIA et une multitude d'ONG et de Médias qu'elle finance sous le prétexte de promouvoir la "Démocratie" et la "Liberté Économique", mais en fait pour favoriser son économie et sa sphère d'influence, quitte à mettre en place des dictatures et à tuer des millions d'innocents par des guerres illégales ! Tous les gouvernements ayant eu une politique trop sociale qui favorise trop leurs citoyens, leur niveau d'éducation et de vie, ont été attaqués, car le Gouvernement de l'ombre préfère des analphabètes qui pourront être exploités pour fournir des matières premières très bon marché, ce qui a réduit à la misère des milliards d'humains !
(Le Monde Diplomatique - Juillet 2007)
Iran, Chili, Nicaragua… Depuis les annés 1950, les guerres "sales" menées par la Central Intelligence Agency (CIA) défraient régulièrement la chronique et, lorsqu’elles sont révélées, font même parfois scandale aux États-Unis.
En créant la Fondation nationale pour la démocratie, le président Ronald Reagan a doté Washington d’un outil moins voyant et surtout moins controversé que la CIA.
Mais dont l’objectif reste le même : déstabiliser, par le financement de leurs oppositions, les gouvernements non amis.
Quand une respectable fondation prend le relais de la CIA !
"Une grande partie de ce que nous faisons aujourd’hui, la CIA le faisait clandestinement il y a vingt-cinq ans [1]."
L’homme dont le Washington Post rapporte le surprenant aveu, le 22 septembre 1991, s’appelle Allen Weinstein. Historien, il a été le premier président de la National Endowment for Democracy (NED, Fondation nationale pour la démocratie), une association américaine à but non lucratif aux objectifs particulièrement vertueux : promouvoir les droits de l’homme et la démocratie.
C’est pourtant d’elle qu’il parle dans sa déclaration.
La NED n’existait pas lorsque le même quotidien révéla, le 26 février 1967, un scandale aux répercussions internationales : la Central Intelligence Agency (CIA) finançait, à l’étranger, des syndicats, des organisations culturelles, des médias, ainsi que des intellectuels réputés. On apprenait également dans l’article comment l’argent leur parvenait.
Comme nous le confirmera plus tard M. Philip Agee, ancien officier de "la Compagnie", "la CIA a utilisé des fondations américaines connues, mais aussi d’autres entités créées dans cet objectif et n’existant que sur le papier [2]".
Pour réduire la pression, le président Lyndon Johnson demande l’ouverture d’une enquête, même s’il sait que, depuis sa création en 1947, la CIA est mandatée pour ce type d’activité.
"Nos hommes politiques ont eu recours à des actions secrètes pour envoyer des conseillers, des équipements et des fonds dans le but de soutenir des médias et des partis politiques en Europe, car, même après la seconde guerre mondiale, nos alliés restaient confrontés à des menaces politiques [3]."
La guerre froide commençait, il s’agissait de contrer "l’influence idéologique" de l’Union soviétique.
Dans un certain nombre de cas, les organisations financées ont réussi à affaiblir, voire à éliminer, les opposants aux gouvernements amis de Washington.
En même temps, elles ont créé des espaces favorables aux intérêts américains.
Ce travail de sape avait été mis au service de coups d’État, comme au Brésil, contre le président João Goulart, en 1964.
Le renversement du président chilien Salvador Allende, en septembre 1973, prouvera que la Maison Blanche n’a pas mis fin à ces activités.
"Pour préparer le terrain aux militaires, précise M. Agee, on a financé et canalisé les forces d’importantes organisations de la société civile et des médias. Ce fut une copie améliorée du coup d’État au Brésil."
A partir de 1975, la CIA est de nouveau l’objet d’une enquête du Sénat des États-Unis, notamment pour sa responsabilité dans des complots et des crimes perpétrés contre plusieurs dirigeants politiques à travers le monde (Patrice Lumumba, Allende, M. Fidel Castro).
Parallèlement, les progrès réalisés par différents mouvements révolutionnaires en Afrique et en Amérique latine obligent Washington à constater que, si le travail d’infiltration dans les organisations de la "société civile" reste décisif, la voie empruntée n’est pas la bonne.
On se rappelle alors que, "pour mener la bataille des idées à travers le monde, l’administration Johnson (...) avait recommandé la mise en œuvre d’un “mécanisme public-privé” destiné à financer ouvertement des activités à l’étranger [4]".
C’est ainsi que l’American Political Foundation (APF) voit le jour en 1979, coalition des partis démocrate et républicain, de dirigeants syndicalistes et de patrons, d’universitaires conservateurs et d’institutions liées aux affaires étrangères.
Le modèle est importé d’Allemagne de l’Ouest, où les fondations des quatre principaux partis [5] – connues sous le nom de Stiftung – sont, depuis l’après-guerre, financées par leur gouvernement, comme instruments de la guerre froide. En particulier la Fondation Konrad Adenauer, liée au parti chrétien-démocrate (CDU).
Le 14 janvier 1983, le président Ronald Reagan signe la directive secrète NSDD-77.
Il y ordonne de mettre en place ce qu’il a annoncé dans un discours devant le Parlement britannique, le 8 juin 1982 : une "infrastructure" pour "mieux contribuer à la campagne globale pour la démocratie [6]".
La directive signale qu’il faudra pour cela "coordonner de manière étroite les efforts effectués en politique étrangère – diplomatiques, économiques, militaires – et se mettre en relation serrée avec les secteurs suivants de la société américaine : travail, affaires, universités, philanthropie, partis politiques, presse (...)".
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